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Incidence Guernice, 2011 oeuvre vidéo (vide-et-eau) de l’artiste Léonel Jules.

Guernica:
Une autre révolution jusqu’à maintenant incomprise…

Transe-en-danse 2009-2011, 2.5×2.5 mètres 8×8 pieds. acrylique et collage; auteur: Léonel Jules

Transe-en-danse (fragments)

Transe-en-danse met en scène la notion de symbole en art et toute la splendeur du pouvoir de la création effective de solutions aux problèmes de l’Homme. Dans ses motivations principales, Picasso cherchait une réponse au fascisme: «C’est pourquoi J’emploie un langage symbolique…» Disait-il aux édias.

L’objet de ce texte : Les fonctions du symbole dans la création artistique et le pouvoir absolu que l’art confère à l’Homme face à son destin quel  qu’il soit… Partant d’une «Correspondances»: (Lettre envoyée à Mme Emeren Garcia du Musée d’Art Contemporain de Montréal) en 2008. Les arguments qui suivrent relèvent d’une pragmatique où, en bout de piste:

«il ne subsiste plus rien,
rien que du bien propre
du bien lavé,
du blanchi jusqu’aux os.»

Carl Brouard
grand poète haïtien.

Tout comme ces vers… qui se sont imposés à mon esprit, pour me permettre d’évoquer l’incontournable… le nouveau thème de ma production picturale : « La grâce et la mort », qui se veut dépouillée… propose une vision «globalisante» où l’être et la forme se conjuguent pour renaître dans un nouveau rapport. Je laisse au spectateur le loisir d’en faire l’expérience. Chère Madame, j’espère avec votre très précieuse complicité réaliser une exposition événemen-ciel»: Une installation intégrant le multimédia et la peinture. Une entreprise artistique pour dévoiler un secret que la peinture m’a révélé (à coté de la production actuelle nov. 2009, je rêve toujours en 2011… à ce conservateur(e) qui saura m’accompagner dans ce parcours «Externe» qui s’emploie à intégrer cette symbolique de l’image…) dans une vision authentique et poétique du monde et une présence intemporelle… Ce texte vise à révéler un comportement qui lui-même prend figure de symbole…).

Il y a plus de 26 ans, que je tente de communiquer cette lecture de Guernica… et, à plus d’une reprise j’en ai fait état: dans un article écrit pour le Magazine Humanitas au début des année 80; lors d’une conférence sur l’art présentée à la Maison des Arts de Laval dans les années 1980. Et surtout dans certaines peintures narratives et déclamatoires non nécessairement dépourvues de sens…

Il s’agit, ici,  d’un parcours intense où se rencontre le perceptuel et l’émotion… Un parcours qui jette une lumière émouvante dans la clarté des propos basés sur la pléthore de documents visuels et textuels; et des preuves émanant de mon propre vécu : le processus créateur d’une peinture nommée La peur, (1980).

C’est devenu l’histoire d’une prise de conscience de la notion de transcendance à travers la lecture d’une peinture: (Guernica, 1937). Les occurrences de cette notion de transcendance dans l’usage d’un symbole libérateur… la découverte d’images qui demeurent des étapes à jamais disparues… car elles sont autant d’éléments pour appuyer mon interprétation. (l’artiste étant photographié pandant la création de Guernica)  a  laissé des traces d’une grande rareté quant au parcours singulier d’un Picasso en pleine crise existentielle. (Ces Étapes) immortalisent des moments du processus créateur où Picasso, à travers des symboles, cherchait une «solution» pour terminer sa fresque Guernica en 1937… (des moments pris en photo qui proposent des pistes de recherches vers l’émergence –soudaine- d’un symbole innovateur sur les multiples plans iconographiques et iconologiques. Une expressivité qui invite à «VOIR» l’espoir… Des moments qui confirment les propos de Picasso: «Cette peinture est ma façon de prendre les armes…»

Tous ces éléments auraient permis à l’histoire de l’art l’enregistrement d’un phénomène  extrêmement rare : une représentation qui matérialise la transcendance même. Je n’ai pas été, jusqu’ici, en mesure de «livrer» un message à la mesure de l’ampleur de cet événement qui se révèle de l’ordre de l’apparition… comme si message il y avait. -Non,  il n’y avait que moi qui pouvait comprendre et me satisfaire d’un lien subjectif avec
l’état d’âme de Picasso.

Tel un rêve, je réalise aujourd’hui qu’il n’y a de valide que notre interprétation des choses. Depuis plus de 25 ans je n’ai pas rencontré cette lecture dans la fortune critique de Guernica, malgré la «richesse» de cette fortune critique et l’accès considérable à des informations substantielles que procure Internet… Ma lecture de Guernica confirme une fonction séculaire de ce comportement essentiellement humain: la tendance à montrer… ce geste m’a permis de remonter jusqu’à l’«état d’âme» de Picasso pour comprendre. Cette lumière perçue se révèle identique dans un parcours vécu lors de la création de mon œuvre nommée La peur, en  1980. Il est important de noter que j’ignorais  jusqu’à  ce cours de démarche créatrice l’existence de l’œuvre de Picasso. En 1985, ce cours, qui scrute le «comportement» dans l’acte de la création était magistralement dispensé par Mme Hélène Gagné à l’université du Québec à Montréal. «Illuminé» par cette aventure, je suis arrivé à une déduction; une interprétation qui relève du délire, même aujourd’hui, 70 ans après la création de l’œuvre.  Voilà près de trente ans après cette lecture de ma part, Guernica n’a jamais été l’objet, jusqu’ici, de quoi que ce soit qui ressemble un tantinet à cette vision des choses… de toutes les hypothèses évoquées par les spécialistes. Pourtant l’unanimité a été faite pour reconnaître en Guernica l’un des chefs-d’œuvre de tous les temps.

J’invite le chercheur sincère… à scruter tous les Moteurs de recherche et les documents relatifs à Guernica qui traitent d’analyses ou d’interprétations possibles des symboles de cette fresque, qui pointe vers un nouveau vortex du sens… Le message est d’emblée poétique dans sa fonction communicatrice tout en étant pénétré d’une vision fulgurante : Ce  montage multimédia (Incidence Gurnica) se veut une continuité de la pensée libre de la peinture et sa faculté à matérialiser le rêve, le nôtre… dans la poétique du monde qui nous unit. Celle que donne à voir Guernica met en scène des «moments ultimes» d’un message absolu. La démarche créatrice amorcée à la lumière de l’Incidence Guernica ressemble de plus en plus à une quête intérieure… vers cette «primauté virtuelle» ce Lieu de État d’être.

Ce que j’ai vu dans la «solution» de Picasso qui serait de l’ordre de la transcendance est-ce le fait du hasard? Ou, celui d’un délire qui résulterait
en l’évocation d’un argument purement subjectif? La conscience peut-elle pénétrer le temps et son histoire et par association d’idée construire un
symbole? Mon histoire est celle d’une correspondance sublime de deux artistes pour construire un symbole personnel incarnant l’idée innovatrice de la transcendance.

en guise de conclusion, je vous partage cet extrait de correspondance avec le propriétaire de l’œuvre la plus forte découlant de l’Incidence Guernica:

«Cher ami,

Je vois que tu travailles sans cesse. Bravo!  Je vais à Genève le 23 avril.  Le 28 avril je suis à Montréal, mais il faut me dire où et à quelle heure -le soir vers 20h, je suis souvent au théâtre…  bonne journée dany

From:
jleonel@art-media.ca

To:
Dany Laferrière

Subject:
Occurrences

Date:
Sat, 4 Apr 2009 22:46:47 -0400

Bonsoir
Dany,

L’une
des choses qu’il faut que tu saches, c’est que le tableau, Obama : Black & White Dream a été une réaction à un article de presse; tout comme Guernica a été une réaction de Picasso à un article du petit samedi soir qui annonçait le massacre de la ville de Guernica.  Le titre «On craint pour la vie du sénateur Obama» m’avait interpelé et le tableau comme te diras Picasso c’est ma façon de prendre les armes… le tableau m’a permis de résoudre le problème intérieurement…

Merci
encore cher ami de m’avoir permis de revoir cette création que tu as acquise; après 19 ans elle conserve ce lyrisme juste et une composition tellement actuelle que j’en perds mon latin… J’aurai l’occasion d’en reparler lors de l’expo à la fin du mois de mai. En parlant de vernissage, les 7, 23 et 28 avril serais-tu dispo pour un petit parcours? Incroyable! La qualité artistique de tes sculptures africaines; j’en ai rarement vu de pareilles.

Cette rencontre éventuelle avec l’homme d’aujourd’hui… m’imprègne de cette énergie qui remonte à Guernica, à la question existentielle dans une perspective globale…

De petits incidents hasardeux se succèdent depuis quelques jours: ·   Je découvre, au hasard du quotidien un texte de Leroi-Gouran et la question de la mort de l’écriture au profit du dictaphone…

Theilhard de Chardin et le point Omega qui éclaire autrement aujourd’hui cette rencontre avec Guernica Autant d’éléments pour alimenter les contenus de mon prochain solo… pour la forme… on est d’accord c’est réglé. Le langage est à point.

Amitiés

Léonel»

Tout se passe comme si la rencontre du phénomène a instauré un processus évolutif où je prends petit à petit conscience de la présence d’une consciece des formes… et également de la prégnance de certains mots tel que grâce; la profondeur des symboles visuels; des mots générant toute une chaine connotative qui révèle un registre inattendu, et un nouveau paradigme pour «gérer» l’émotion autour des termes suivants: Clémence, Qualité, Nourriture spirituelle.

D’un autre ordre, la notion de contrôle de son lieu : son état d’être, génère les termes de cybernétique et les occurrences du lieu versus l’espace justement… les rapports de l’humain et la machine; le vaissau et l’être… ce sont les nouvelles préoccupations qui alimentent mon parcours actuel et la symbolique structurant ma nouvelle production.

Léonel
Jules (Leyho) nov. 2009

©
Léonel Jules

1-Aurore zen ll 2010  acryl collage prix 550

2-Fleurs des champs 2010 acrylique – collage 12×16 prix 850

3-Rythme et harmonie 2011 acryl-coll 12×12 prix 650

4-Ornements plastiques, 2005 acrylique 12×12 prix 650

L’essence de l’Être

Le sens de l’expression  pure demeure immuable dans sa finalité de construire une identité dans la  matière. Quel que soit le matériau utilisé, cette trace témoigne du temps et de  l’espace et la permanence des états d’âmes qui d’emblée affirment le genre  humain. Telle que j’ai pu l’expérimenter à travers ma propre évolution en tant  que peintre, la transcendance reste la matière première dans un parcours souvent  périlleux et éprouvant. Tout se passe comme si ce parcours se révèle  incontournable, au profit du progres de l’intelligence et l’évolution de la  pensée. Des premières expressions rupestres, au geste primitif de ponctuer le  temps, en passant par l’image graphique de la première phase du langage de  l’enfant perdure l’idée rêvée qui se transforme dans l’art et la vie. Du  geste graphique à celui de la percussion  émerge la  musique un complément de  toujours dans l’odyssée de la vie à travers les âges.

 

 

Léonel Jules
11082011

www.parlartcontemporain.com

www.art-media.ca

www.leoneljules.com